Les Mémoires Libertines de Sophie de R.

Avec Hélène, une profonde complicité s'était installée, au fil  des semaines et des mois. Bien au-delà de nos fantasmes, nous échangions sur nos vies, nos frustrations et nos joies aussi.  
   
Mais, surtout ce qui était de plus en plus saillant, c'était une attirance mutuelle qui grandissait. De confidents, nous plaisantions en nous projetant sex-friends... Tous deux, nous avions nos familles respectives, que nous aimions, et nos conjoints, auxquels évidemment nous tenions également malgré les difficultés. Mais tous deux avions une soif d'interdit, de recherche de jouissances nouvelles... d'évasion à travers une relation secrète et convenue.  
   
Nous nous poussions l'un l'autre à pousser nos limites, à réviser nos définitions de ce qui était réalisable et non réalisable.  
   
J'avoue que je travaillais d'arrache-pied pour pousser Hélène dans deux directions :

- d'une part mettre en pratique ses désirs de soumission,

- et d'autre part à tenter tout de même quelque chose dans le fantasme le plus puissant chez elle, une expérience avec un chien.

 

Je savais pertinemment que ce dernier désir la rongeait, et qu'à un moment le déclic se produirait. D'autant qu'ayant un chien, elle jouirait d'une discrétion totale assurée.  
   
De son côté, je sentais bien qu'elle m'attirait vers des fantasmes moins softs, surtout moins censurés. Et de préférence envers elle. Pas si rarement, elle m'écrivait au détour d'une discussion qu'elle s'imaginait prendre mon sexe dans sa bouche, ou me demandait si je m'imaginais m'enfoncer en elle, sentir ses entrailles se contracter autour de mon membre... Cela en restait là la plupart du temps.
   
Une étape fut néanmoins franchie lorsqu’Hélène accepta de se soumettre à un petit jeu, une forme de défi de ma part. C'était un moment où je la sentais prête à basculer de l'autre côté de la vertu. Un moment où à force d'échanger sur nos fantasmes les plus hardis, à longueur de MP, et bien ceux-ci commençaient à nous paraître normaux, ordinaires.
   
Avant notre correspondance, nos fantasmes respectifs étaient très exactement les garants de notre morale. Je me souviens bien d'un échange avec elle à ce sujet: c'était ces fantasmes par leur caractère tabou qui définissaient les champs du possible, la morale. Et non le champ du possible qui, par ses limites, traçait la ligne de démarcation avec le fantasme. Nous en étions au stade où cette ligne même disparaissait. Nous en convenions tous deux.
   
Comme la situation me plaisait, je décidais alors de concrétiser certains de mes désirs. Par exemple j'ai toujours un peu fantasmé à l'idée de voir ma femme s'exhiber ou faire des choses avec un autre homme. Et bien je projetais un peu Hélène dans ce rôle...
   
Je lui proposais de prendre les transports en commun, habillée sexy et surtout sans culotte... Quelle affaire ! et rien de plus en fait. Mais pour nous, quel pas en avant ! Surtout je voulais qu'elle me raconte toutes ses sensations.

 

Je ne fus pas déçu. Elle me fit part de son hésitation et de son appréhension, car elle sentait bien qu'en acceptant cela, elle entrait dans une spirale qu'elle ne contrôlerait pas forcément.  
   
Très mal à l'aise au début, elle finit par oublier la situation et décroisa puis recroisa ses jambes. A ce moment un homme plutôt agréable physiquement aperçu le plus improbable : sa vulve une fraction de seconde. Sa toison délicatement frisée lui apparut en flash ! Consciente de l'effet, Hélène lui fit don de quelques flashs encore avant qu'elle ne doive sortir du bus. Elle se rendit compte qu'elle aussi n'avait pas été épargnée par les effets de son exhibition : son ventre était serré et une flamme chaude dansait en elle. Humides ses lèvres se décollaient et s'était légèrement éloignées l'une de l'autre. Hélène était juste excitée, une profonde envie de sexe, un désir de se sentir envahie par un membre étranger la taraudait. Cette sensation ne devait plus la lâcher de la journée.
   
Et c'est à ce moment que je décidais de lui soumettre la lecture d'un récit érotique, à son poste de travail. Au fur et à mesure qu'elle progressait dans le récit, je voulais qu'elle me fasse part de son état, de la cyprine qui s'échappe de son minou... bref je voulais tout savoir. Le récit provenait du site revebebe.free.fr et s’appelait : « Dans le noir, tout est permis »... Un récit comme je les aime, en biais, progressif.  
   
Ce que je voulais, c'est que sa main descende vers son minou et que ses doigts y plonge. Je ne guettais qu'un mot dans ses MP : orgasme!

 

Je savais qu'Hélène ne devait pas être trop occupée aujourd'hui à son travail, donc j'avais bon espoir qu'elle lise le texte. Il faut battre le fer tant qu'il est chaud ! Et chaude, elle l'était, malgré le désarroi que lui inspirait son expérience dans le bus.  
   
Elle arriva donc au bureau avec l'envie impérieuse de me raconter ce qu'elle avait fait, la jupe, les Dim up, ce jeu avec cet inconnu... et cette chaleur dans son ventre.  
   
Habitée par le désir, elle était rougissante d'embarras et son regard fuyait celui de ses collègues. Elle se vissa devant son PC et me fit un compte rendu de la situation. Peu détaillé, mais je savais qu'elle l'avait fait et qu'elle mouillait abondamment désormais. Elle accepta immédiatement de lire le récit tout en correspondant avec moi.
   
Je voulais rester moi-même, et ne pas me transformer en une sorte de pervers on line, mais je rêver de la pousser un peu plus loin. Je lui demander si son état n'appelait pas une jouissance immédiate ? Pour la soulager ?  
   
Je parvins à la convaincre de jouer ce petit jeux: son esprit lisait le récit, sa main était la mienne et devait obéir. Maitre de la situation, je la faisais se promener sur sa poitrine, son ventre... se rapprocher de la source de son nectar.

Mais Hélène se ressaisit. Non pour interrompre notre jeu, mais pour lui donner une dimension supplémentaire.  
 
Elle me demanda si je bandais ?

Réponse : oui.

Si de la savoir si chaude et humide m'excitait ?

Réponse : oui.

Alors elle me demanda de jouir avec elle.

Réponse : ….
 
J'étais à mon bureau, plutôt tranquille, mais avec un certain passage autour de moi. J'étais en feu mais je me demandais si le feu en valait la chandelle.

Réponse OUI. Je me jetais à l'eau.
 
Je savais que la poche de mon costume était trouée, alors j'y enfouis ma main et mon index vint au contact de mon caleçon et passa derrière le textile. Mon sexe était lui aussi mouillé de désir.
 
Le doigt lubrifié de présperme, je faisais de discrets petits cercles sur le frein. J'avais choisi mon mode opératoire pour m'amener à la jouissance, mais je savais que ce serait assez long d'y parvenir de cette manière.
 
De son côté Hélène avait écarté ses jambes et ses doigts, eux aussi, étaient trempés de son jus... ils progressaient irrésistiblement vers ses entrailles. Hélène devait se soulever de plaisir et d'excitation. Le monde n'existait plus.

 

Mais Hélène se ressaisit. Non pour interrompre notre jeu, mais pour lui donner une dimension supplémentaire.  
 
Hélène m'écrivait où elle en était dans le récit... qu'elle s'imaginait être à la place de cette fille... et qu'elle m'imaginait à la place de ce garçon... Tout s’entremêlait : les références au texte, ses sensations, et la besogne de ses doigts, de sa cyprine qui coulait abondamment...
   
De mon côté, chaque MP reçu faisait battre mon cœur un peu plus vite, et j'exerçais une plus grande pression de mon index sur mon frein. Je remontais vers le méat chercher un peu de lubrifiant, et redescendais vers des zones plus sensibles.  
   
Alors que tu me disais sentir ton minou se resserrer sur tes doigts, je ressentais également les premières contractions de mon membre indiquer que j'entrais dans une zone proche de l'orgasme.  
   
Je ne laissais rien transparaitre de mon état, mais pour cela, j'étais en quasi apnée de peur que ma respiration ne me trahisse. Cela décuplait d'autant le plaisir. Mais le plus dur était de reprendre sa respiration de façon silencieuse...

 

Puis Hélène me dit qu'elle avait fini. Fini quoi ?

« Le récit, répondit-elle...

- Et alors, as-tu joui en te caressant ? » lui demandais-je.

Pas de réponse.
   
Hélène avait bien compris mon jeu, et le renversa à son avantage. C'est elle qui reprit alors les rênes de l'échange et me demanda où j'en étais. L'incertitude quant-au fait de savoir si oui ou non elle avait jouis rendait la situation troublante.  
   
Elle m'écrivit qu'elle voulait que j'éjacule maintenant. Je me demandais si je devais m'exécuter. Le plaisir était tellement pressant que je toute manière je me dis, allons-y!
   
Un coup d'œil circulaire pour vérifier que personne n'était susceptible de me déranger -et surtout de me surprendre- et j'accélérai mes cercles sur mon frein comme une femme exciterait son clitoris.  
   
Cette masturbation durait depuis près d'une demi-heure, et elle se déboucla en une puissante éjaculation. Mais du fait de la durée, l'orgasme fut long et linéaire. Je sentais mon sexe pulser abondamment dans mon caleçon... c'était un orgasme fantastique !  
   
Je l'en informai. Hélène semblait très satisfaite. Elle me dit qu'elle-même avait fini par jouir...
   
Dans ce genre de situation, pour un homme, la suite est un peu moins érotique. Eh oui ! passé l'orgasme, l'on sent le « précipité » de notre masturbation refroidir et souiller notre caleçon... Il faut alors cheminer rapidement, en crabe, vers les toilettes afin de nettoyer tout cela et d'empêcher le sperme de percer à travers le pantalon.  
   
Nous n'avons repris contact qu'une heure après.

Une heure après donc, chacun avait bien repris ses esprits et analysé la situation. Nous avions bien conscience d'avoir fait quelque chose de « pas bien ». Mais en toute franchise, ce jugement portait surtout sur le fait de l'avoir fait au bureau et de s'être mis en danger professionnellement. Nous étions bien loin cependant de trouver cela condamnable moralement.
   
Là où Hélène avait évolué finalement, c'est qu'elle relativisait cela en considérant que ceci n'avait été que purement virtuel. En aucun cas, nous ne considérions cela comme une incartade et encore moins une relation.
   
Cela dit, nous avions bien conscience que cet événement avait quelque chose de « fondateur » dans notre relation l'un à l'autre. Que nous le voulions ou non, nous avions interagit l'un sur l'autre. Et cela avait débouché sur du plaisir sexuel. Était-ce si neutre ? Jusqu'où cela pourrait-il nous mener ?

 

Depuis cette journée, quelque chose d'irrépressible semblait s'être mis en branle, comme si nous avions décidé d'aller au bout de nos fantasmes. La frustration que nous avions l'un et l'autre accumulée dans nos vies respectives était telle, qu'elle se libèrerait par un phénomène de catharsis, peut-être limité dans le temps, mais certainement intense.
   
Je cherchais un angle, quelque chose d'intéressant à proposer à Hélène et qui lui paraisse réalisable. Dans ma tête, j'avais mille idées pour elle. Laquelle lui suggérer ?
   
Cette indécision dura un certain temps, pendant lequel nous échangions quotidiennement sur nos premières expériences, premiers orgasmes, découverte de la masturbation, etc. Bref, des discussions assez adolescentes, en fin de compte.  
   
Tout de même, je lui avais fait lire plusieurs récits zoophiles mettant évidemment une femme bien sous tous rapports, et qui se mettait à avoir des relations avec leurs chiens. Cela ne manquait pas de l'exciter et Hélène me racontait avec force détails - et à ma demande - l'effet que cela lui produisait.  
   
Nous tchations ensemble, et au détour de la discussion Hélène me dit qu'elle était seule chez elle. Je lui demandais alors si le moment n'était pas venu pour elle d'essayer quelque chose avec le chien ? Elle me dit qu'elle ne savait pas... qu'elle ne savait pas quoi faire... résistance molle face au fantasme : elle ne savait pas quoi faire, mais faire, oui ! J'étais aux anges et terriblement excité. D'ailleurs ces dernières semaines, je ne bandais guère que pour elle...
   
Hélène se décida donc à sauter le pas. Ce qu'elle fit, c'est simplement d'ôter sa culotte et de remonter sa jupe. Affalée sur le canapé, elle offrait son sexe à la vue du chien. Les jambes légèrement écartées, j'imaginais son minou recouvert d'un tendre pubis, se grandes lèvres ouvertes laissant apparaître les petite lèvres, si finement ciselées. Elle souleva alors son bassin, pour mieux présenter son entrejambe à son chien. Ce dernier approcha sa truffe de la chatte d’Hélène qui était tout tremblante d'excitation.
   
Le chien ne s'intéressa pas réellement à son fruit, et finit par s'éloigner. Hélène était soulagée, car elle ne se voyait pas encore le faire. Elle resta un certain temps seule sur le canapé, le sexe à l'air et un filet de cyprine perlant le long de sa cuisse. Mais elle ne s'avouait pas vaincue, mue par une force, un instinct archaïque qui lui viendrait du fonds des âges : elle entreprit de s'intéresser au sexe de l'animal.

 

Hélène se redressa sur le canapé, les jambes toujours écartées, si un homme avait eu la chance et l'honneur de se trouver en face, il aurait à ses yeux "l'origine du monde" dans sa plus belle expression...  
 
Depuis toutes ces années, Hélène ne s'était jamais posé la question de savoir à quoi pouvaient ressembler les organes génitaux de son chien. A vrai dire, elle était à des milliers de kilomètres de s'imaginer qu’une femme puisse prendre du plaisir avec un animal. Mais elle avait changé.
 
Il y avait encore quelques mois, Hélène était une jeune mère de famille prude et presque naïve. Son horizon se limitait à son couple, ses fantasmes les plus fous... n'allaient pas bien loin. Avec tristesse, elle se rendait compte que cette époque était révolue. Les incartades de son mari avait fêlé cette harmonie et peu à peu, comme un virus, se répandaient en elle des idées impures.  
 
Hélène était désormais initiée. Initiée à ce que la nature humaine peut renfermer de plus sombre. De ses vagabondages sur l'Internet elle avait appris que des hommes donnent leurs femmes à d'autres et s'adonnent au spectacle. Elle avait lu les confidences de femmes adultères, s'était laissée griser par les avances d'hommes masqués derrières les pseudonymes les plus secrets.  
 
Elle avait fait le tour des perversions, et celles-ci coulaient imperceptiblement dans ses veines, et gagnaient son système nerveux, commandaient son bas-ventre, diffusaient une suave chaleur là où cela fait du bien. Sans qu'Hélène ne s'en aperçoivent, elle se rapprochait du miroir... et sans qu'elle ne puisse revenir en arrière, elle finira par passer de l'autre côté. Le virtuel s'était immiscé dans la réalité des choses.
 
Et ce moment où Alice passe de l'autre côté du miroir était là. Il était venu à elle. Et j'en étais le témoin à travers ses messages.  Il parait qu'un homme qui se noie voit toute sa vie passer en quelque secondes. C'était un peu ce sentiment qui l'habitait au moment où elle s'apprêtait à explorer l'intimité de son chien. C'est tout le cheminement qui l'avait amené au fantasme zoophile qui défilait dans son esprit.
 
Elle hésita, puis s'accroupit sur ses jambes de coton au-dessus du chien. Il était joueur et se mit sur le ventre à la recherche de caresses.
 
Hélène le flatta et sa main arriva enfin au contact de son fourreau. Elle avait lu de ne pas toucher ses testicules, ce qu'elle ne fit pas. A travers la fourrure du chien, ses mains faisaient des vas et viens sur sa tige et, miracle le bout pointu, rose vif, émergea.  
 
Son cœur se mit à battre la chamade soudainement, elle réalisait ce qu'elle faisait... déjà le chien commençait à suinter un liquide translucide, elle passa son autre main sentir le nœud se former. Ce qu'elle avait lu était donc vrai...
 
Elle était tellement prise, qu'elle n'avait pas l'impression d'être excitée sexuellement, pourtant lorsqu'elle passa sa main sur sa fente, elle réalisa qu'elle ruisselait de mouille... elle fut prise de tremblements, sa fébrilité était à son comble. Ses mouvements s'accéléraient et le chien, la langue pendante, respirait bruyamment. Désormais le présperme coulait abondamment et de façon continue, quelle quantité !
 
Elle ne put résister à la tentation de s'en humecter les doigts... pour en tester la consistance visqueuse... et puis elle hésita, et amena sa main à son minou... elle appliqua de ce nectar tout le long de sa fente. En se retirant, sa main était plus mouillée de son jus que de celui de son chien.
 
Elle recueillit dans la paume de sa main un peu plus de ce liquide, puis l'appliqua à nouveau à son sexe....
 
Enfin le chien se mit à éjaculer, le sperme était plus épais... il pulsait sur la poitrine de l'animal. Au comble de son excitation, elle le recueillit à nouveau et malaxa brutalement sa chatte avec.  
 
Elle aurait aimé jouir sur le champ, mais le temps pressait, et elle se rendit compte qu'il ne lui restait qu'une dizaine de minutes avant qu'elle ne soit plus seule chez elle. Il fallait qu'elle nettoie le chien.

 

A suivre...

 

Signé : Très Curieux

Jeu 14 avr 2011 4 commentaires
j'adore cette progression dans les jeux d'intensités diverses.
La suite risque d'être plutôt torride, je l'attends avec impatience
brunobi - le 14/04/2011 à 18h52

Elle le sera, et ce sera pour le 26 avril !

Sophie de R.
une femme qui se libere de ses fantasmes tres excitant j attends la suite avec impatience cela risque d etre tres chaud
romain57 - le 15/04/2011 à 08h43

J'espère que tu ne seras pas déçu ! Rendez-vous dans trois jours !

Sophie de R.
Oui ce créchendo est agréable
Christophe soumis - le 15/04/2011 à 11h25

La suite en reservera aussi... ;-)

Sophie de R.
Très bien écrit en plus d'être très réaliste... ;)
Ln - le 17/04/2011 à 10h15

L'auteur appreciera ce compliment.. j'ai aussi beaucoup aimé...

Sophie de R.